Mois #3

Les questions à se poser
avant de s’inscrire en maternité

Mois #3

Les questions à se poser
avant de s’inscrire en maternité

Pour certaines le choix de la maternité est évident, on suit son obstétricien ou les conseils d’un médecin, d’une amie ou d’une sœur… Pour les autres c’est la grande inconnue.

Quels sont les critères à prendre en compte lorsqu’on s’apprête à faire son inscription en maternité ? Quelles questions poser et se poser ? De ce choix dépend souvent le suivi de fin de grossesse voire la préparation à la naissance. Où souhaitez-vous accoucher et comment ? Vous êtes au début de votre grossesse, et envisager ces détails pratiques et parfois techniques n’est pas toujours évident. Cela ne doit pas vous empêcher de vous projeter, et le choix de la maternité va soulever des questions que vous serez heureuse d’explorer. On défriche avec vous le terrain, en abordant toutes les questions clefs.

Comment je souhaite accoucher ?

Si vous n’avez aucun pré-requis sur la façon dont vous souhaitez accoucher, si vous n’avez pas d’antécédents médicaux particuliers qui pourraient entraîner une complication dans votre grossesse, si vous n’attendez pas de jumeaux (ou de triplés), vous pouvez simplement opter pour l’un des établissements les plus proches de chez vous, en demandant éventuellement quelques recommandations autour de vous : les avis de vos proches ou d’une connaissance qui vient d’accoucher dans une maternité sont précieux et pertinents sur les pratiques en cours à un moment précis.

Quels équipements et quelles options sont proposés en maternité ?

Si toutefois vous avez des souhaits et des attentes particuliers pour votre accouchement, si vous appréhendez ce moment, si vous êtes particulièrement anxieuse lorsque vous passez la porte d’un hôpital, ou si vous souhaitez profiter d’un suivi ou d’un confort sur-mesure, vous pouvez aller plus loin et affiner vos critères. La plupart des informations sont disponibles en ligne sur les sites des hôpitaux et maternités : types de préparations à la naissance proposés, confort et équipement des chambres, mise à disposition d’une salle « nature », d’une baignoire ou piscine pour accoucher dans l’eau, présence d’une pouponnière pour garder les bébés la nuit ou en cas de grosse fatigue de la maman. N’hésitez pas à visiter, poser des questions et encore une fois, écouter les retours d’expériences des mamans de votre entourage…

Maternité de niveau 1, 2 ou 3 : quelle différence ?

Cette classification tient compte des capacités de prise en charge des nouveau-nés en cas de complication.
En maternité de niveau 1, il n’y a pas de service de néonatologie. En cas de complication, l’équipe de sages-femmes ou le pédiatre de l’hôpital sont formés pour gérer les situations d’urgence avant le transfert du bébé dans un service de néonatologie.
Les maternités de niveau 2 possèdent un service de néonatologie qui permet la prise en charge des bébés nés après 32 semaines d’aménorrhée.
Les maternités de niveau 3 possèdent un service de néonatologie ainsi qu’un service de réanimation néonatale, assurant la prise en charge de bébés nés avant 32 semaines d’aménorrhée. Ces établissements s’adressent particulièrement aux femmes enceintes présentant des grossesses à risque d’accouchement prématuré ou des pathologies de la grossesse. Il est recommandé aux femmes enceintes de grossesses multiples d’accoucher en maternité de niveau 3, étant donné le risque plus élevé d’accouchement prématuré.

Nota bene : Cette classification ne tient pas compte des risques et antécédents maternels. Ainsi en cas d’antécédents particuliers, il est préférable pour une patiente d’accoucher dans une maternité proche d’un service adapté à sa pathologie. En cas d’antécédent particulier comme une maladie chronique, il est donc important de discuter avec son médecin habituel du lieu le plus adapté pour accoucher.

Comment j’envisage mon suivi de grossesse ?

Le suivi de grossesse en maternité publique peut s’avérer moins flexible et moins personnalisé qu’en cabinet de ville. Il dépend des plannings des soignants et il est rare de pouvoir choisir quel praticien vous suivra. Cependant, l’avantage de la maternité réside dans un suivi très spécialisé, essentiel en cas de grossesse compliquée. Ainsi, en cas de diagnostic de complication au cours d’une consultation, une prise en charge immédiate est possible (prise de sang, échographie, hospitalisation, déclenchement du travail, etc.).

Quel que soit votre choix de maternité (publique ou privée), en cas de grossesse de déroulement normal, le suivi peut presque toujours être organisé en cabinet de ville auprès d’un gynécologue ou d’une sage-femme jusqu’au septième mois. Le suivi de fin de grossesse se fait ensuite à la maternité jusqu’à l’accouchement. Ce suivi en ville permet un accompagnement plus personnalisé puisque l’on voit toujours le même soignant. En cas de grossesse compliquée ou d’antécédents particuliers, le suivi se fera en maternité auprès d’un gynécologue obstétricien.

Comment être accompagnée si je choisis d’allaiter ?

La plupart des maternités proposent des sessions d’information et de préparation à l’allaitement, et les sages-femmes sont toutes formées sur les techniques et la physiologie de l’allaitement afin d’accompagner les jeunes mères dans leur allaitement. Pour s’assurer d’un accompagnement soutenu en maternité au moment de la mise en route de l’allaitement, on peut aussi faire le choix d’un établissement labellisé IHAB.

Consulter la liste
des maternités
labellisées IHAB :

i-hab.fr

Le Label IHAB

L’Initiative Hôpital Ami des Bébés (IHAB) est un label initié par l’Organisation Mondiale de la Santé pour promouvoir des soins centrés sur l’enfant et sa famille encourageant l’allaitement maternel. Pour obtenir ce label, les maternités doivent répondre à 12 recommandations qui concernent l’information et le soutien à l’allaitement maternel, le respect des besoins des mères et des bébés pendant le travail et l’accouchement, l’accueil et l’accompagnement de tous les nouveau-nés (allaités ou non) et de leurs parents, ainsi que le respect du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel.

Avec qui je souhaite accoucher ?

Si vous souhaitez vous assurer de voir des visages connus le jour de votre accouchement, vous pouvez vous tourner vers une structure privée : vous serez suivie par une sage-femme pendant le travail et votre gynécologue sera présent pour la fin de l’accouchement. En maternité publique, il n’est pas certain que vous connaissiez les personnes présentes lors de votre accouchement, vous serez reçue par l’équipe de garde ce jour-là et ce sont les sages-femmes qui superviseront l’accouchement, le médecin de garde n’est appelé qu’en cas de problème. Certains hôpitaux publics proposent cependant un « parcours privé », pour permettre aux femmes d’être suivies et accouchées par leur obstétricien au sein de l’hôpital tout au long de la grossesse et le jour de l’accouchement.